Faire de l’autostop : guide complet

L’autostop est pour l’aventurier le moyen de transport idéal. Il lui permet de voyager aussi bien sur des longues distances que sur des plus petites, de faire énormément de rencontres tout en se retrouvant dans une forme de solitude, de se laisser entraîner par le destin tout en ayant le contrôle de son itinéraire… Lever le pouce se révèle être une véritable montagne russe d’émotions. Cette pratique rend chaque voyage complètement unique par l’infinie variabilité des endroits et chauffeurs que vous croiserez sur le chemin. Ayant voyagé des milliers de kilomètres en stop, vous trouverez ici toute une liste de conseils pour vous aider à vous lancer à l’aventure – ou à l’optimiser.

Attention : l’autostop EST dangereux. Quand vous entrez dans un véhicule, vous acceptez de remettre votre vie aux main d’un conducteur qu’il soit inconnu ou pas. Vous ne pourrez jamais être suffisamment prudent et de bon sens pour éviter une blessure, voire la mort. Chaque conseil prodigué sur ce site n’a aucune garantie de fonctionner et ne peut être utilisé comme excuse pour tout dommage causé à une personne. Si vous faîtes de l’autostop, vous acceptez d’être responsable de vos faits et gestes ainsi que des lois qui vous concernent (l’autostop pouvant être illégal dans certains pays).

Pourquoi choisir l’autostop ?

Dans une époque où les compagnies de transports permettent à n’importe qui en France de voyager à l’autre bout de la Terre, utiliser un autre moyen de locomotion que l’avion, le bus ou le train semble être un choix délibéré de se mettre dans l’inconfort ou dans le danger. Certains aventuriers font pourtant le choix de l’autostop, un moyen de transport où ne sait pas vraiment quand on part et quand on arrivera, avec qui on chemine et où on nous emmènera. Pourquoi donc le choisir ?!

L’idée reçue qui encourage bon nombre d’aventurier à se lancer est que ça ne coûte rien et… c’est vrai. L’autostop peut être très économique en argent, mais pas en temps ce qui rend le postulat de base un petit peu mitigé. Un trajet de bus Paris – Prague prend 12 heures et vous coûte 60€, tandis que le faire en autostop vous prend ~trois jours durant lesquels vous pourrez facilement excéder le prix initial d’un ticket de bus si vous êtes mal organisé. Quelqu’un peut vous déposer dans une grande ville le soir et vous n’aurez pas envie de dormir dehors, donc vous paierez un hébergement ; vous devrez aussi payer votre nourriture qui peut coûter cher dans des stations essence. En fait, ce que vous dépensez sera lié à la manière de voyager que vous aurez choisie et pour le dire clairement : on s’en moque.

Ce qui fait la beauté de l’autostop, c’est que vous allez vivre pleinement le voyage dans son sens le plus pur et de la manière la plus gratifiante possible. Tout ce que vous allez entreprendre, ne serait-ce que manger, dormir, vous déplacer ou trouver des solutions, va se situer dans un mode de vie qui est le vôtre : vous incarnez votre voyage. Il n’y a pas d’autre moyen de transport qui est autant introspectif et ouvert sur le monde. Lever le pouce c’est comme jouer au Blackjack, vous ne savez pas quelle carte vous allez tirer et c’est précisément cela qui rendra l’ensemble de vos rencontres au bord de la route une véritable montagne russe d’émotions et d’expérience de vie. Qu’il s’agisse de jeunes et de vieux, de pauvres et de riches, de croyants et d’athées, chacun vous apportera quelque chose qui vous fera grandir. Quoi de mieux pour cela que de se retrouver de manière éphémère dans cet espace aussi intime et sans filtre qu’une voiture ? Ces locaux pourront aussi vous recommander des endroits à visiter, à manger, vous mettre en garde, vous donner des conseils pour votre aventure dans leur pays.

Il n’y a pas d’âge pour faire du stop, ni de genre ou d’ethnie. Tout le monde peut lever le pouce au bord de la route. Bien sûr chacun n’aura pas forcément le même succès qu’un autre en fonction de l’endroit où vous vous trouvez mais c’est entièrement secondaire. Les gens vous prendront car ils s’identifieront à vous ou car vous leur rappelez quelqu’un qu’ils connaissent. Cela pourrait semble plus complexe pour une femme qui sera prise beaucoup plus facilement qu’un homme et pourtant elles sont plusieurs à s’être lancées seules dans des aventures en stop. Il ne tient qu’à chacun d’avoir connaissance des risques, de discerner les dangers et de ne pas hésiter à refuser des passages s’il le faut. L’autostop est tout simplement drôle, alors prenez en un maximum de plaisir. Les gens qui vous prennent le font car ils ont eu envie d’aider un ami et n’attendent rien en retour même si vous n’êtes pas à l’abri de quelques malins qui aimeraient vous faire payer le voyage. Votre compagnie leur suffit amplement et ce, qui que vous soyez !

I. Règles de sécurité

Il est nécessaire de commencer ce guide par évoquer les règles de sécurité indispensables à la pratique du stop. Tout d’abord, partez du principe qu’un autostoppeur ne peut subitement se soustraire comme par magie à la sécurité routière elle-même. Il n’est pas une bonne idée de s’inventer un passage piéton qui traverse une autoroute ou de se retrouver dans n’importe quel endroit interdit aux piétons. Vous vous mettez en danger, ce qui relève certes de votre seule responsabilité pour laquelle vous acceptez toute conséquence, mais vous mettez également les autres usagers en danger ce qui est moralement répréhensible. Ceci étant dit, des règles plus spécifiques s’appliquent à l’autostop lui-même.

L’autostop est illégal dans certains pays et états. Il est nécessaire de vous informer plus en détail à chaque fois que vous planifiez un itinéraire avant de franchir une frontière. En Italie par exemple, l’autostop est autorisé partout dans le pays sauf sur toute le tronçon autoroutier qui comprend donc les stations essence. Aux États-Unis, plusieurs états (Wyoming, Nevada, Utah, New Jersey, New York et Pennsylvanie) l’ont officiellement interdit. Rien ne vous empêche en pratique d’en faire quand même, mais vous vous heurtez à des sanctions pénales. Vous pouvez simplement contourner certaines interdictions en parlant directement aux gens. Inutile de préciser que faire de l’autostop dans des pays et des régions en guerre vous expose à des risques incommensurables.

Durant la nuit, il faut complètement éviter l’autostop. Non pas tant pour éviter des rencontres avec des gens mal intentionnés (qui peuvent avoir lieu en pleine journée) mais simplement pour accepter que votre journée est finie. Il y a plusieurs raisons à cela. Quand il fait noir, vous n’êtes pas visibles ce qui accroît le risque pour les automobilistes de ne pas vous voir et d’occasionner un accident. Même si vous êtes visibles, vous distinguerez mal les chauffeurs et réciproquement. En ce qui vous concerne, votre jugement et votre prise de décision sera donc brouillée et vous pourriez accepter un passage que vous n’auriez pas accepté en temps normal. Les chauffeurs ne s’arrêteront tout simplement pas s’ils vous distinguent mal. Partez ensuite du principe que le soir, les personnes sont fatiguées et que la nuit tue plus que le jour sur la route.

En suivant ces quelques règles vous éliminerez la plus grande partie des risques liés à l’autostop. Il va de soit qu’il faut toujours se réserver le droit de refuser un passage si le geste de vous aider est incohérent avec son expression. Posez-vous ces simples question : est-ce que le chauffeur semble pressé, agité, simple dans son discours ? Pensez-vous qu’il a consommé de l’alcool ou de la drogue ? N’ayez pas peur de refuser quelqu’un, vous ne reverrez jamais les gens avec qui le courant est bien passé, alors encore moins ceux à qui vous avez simplement dit non. Afin d’éviter tout problème de compréhension, veillez également à bien faire comprendre que le trajet soit gratuit avant d’entrer dans le véhicule.

II. Les 5 piliers pour faire de l’autostop

Ces cinq piliers vous permettront de faire de l’autostop dans chaque partie du monde sans problème majeur.

1) Montrer son intention :

Il faut que les automobilistes comprennent que vous êtes en train de demander un passage pour aller vers telle direction ou telle destination. Cela peut toutefois beaucoup varier en fonction du lieu où vous vous trouver.

Prenons l’exemple du geste de l’autostoppeur : le pouce en l’air. Dans la majorité des pays occidentaux, il est largement accepté comme étant le geste par excellence pour demander un passage, mais il n’en est pas partout dans le monde. Dans certains pays, ce geste peut être mal vu ou tout simplement inconnu. Au Bangladesh, en Iran ou en Thaïlande cela peut être considéré comme un geste obscène, tandis qu’en Irak il peut être perçu comme une insulte. La mondialisation et les réseaux sociaux ont certes permit au pouce levé d’acquérir une réputation mondiale lié à une approbation… mais pas à l’associer à l’autostop, loin de là ! Beaucoup de pays ont leur propre geste, certains n’en ont tout simplement pas. En Argentine, on lève la Dans le doute, il est toujours bon d’avoir une pancarte et des phrases écrites en langue locale pour expliquer que vous souhaitez aller dans telle direction.

Les pancartes sont sujet à débat dans le monde de l’autostop. Certains l’utilisent toujours, d’autres de manière circonstancielle et d’autres encore jamais. Personnellement, je pense qu’une pancarte fait vraiment la différence mais il faut savoir bien l’utiliser. Il convient de mettre une destination qui est facilement atteignable en quelques heures maximum. Si vous tombez sur une personne qui va encore plus loin et vous rapproche de votre objectif final, tant mieux, mais il vaut mieux rester sur un objectif réaliste. Faire du stop sans pancartes a un avantage majeur : celui de pouvoir demander en premier où les gens vont, ce qui est une excellente technique pour refuser facilement un trajet dans le cas où vous percevez un risque ou bien d’être simplement ouvert à l’idée d’emprunter un autre itinéraire. Si vous mettez votre sac à dos en face de vous, les gens pourront facilement vous identifier comme un voyageur ce qui est vu assez positivement.

Vous pouvez aussi aller demander directement aux automobilistes ou camionneurs si ils vont dans cette direction et si ils peuvent vous donner un passage. Personnellement, je n’aime pas trop l’idée de brusquer les gens et de les mettre dans l’inconfort pour un moyen de transport qui repose sur eux et que j’ai choisi de moi-même, mais force est de constater que cela fait vraiment la différence. Il y a plein de fois où j’ai attendu plus d’une heure et où la situation s’est débloquée tout de suite après avoir parlé à quelqu’un qui ne se serait pas arrêté si la rencontre ne s’était pas faite ainsi.

2) Dégager une énergie positive :

Vous êtes jugés en deux secondes, alors renvoyez la meilleure image de vous même. Essayez de limiter au maximum les contraintes de temps en faisant du stop. Lever le pouce quand on a du temps est très fun et vous fera sourire naturellement, à l’inverse lever le pouce quand vous êtes pressé génèrera en vous l’une des pires frustrations possible. La personne qui vous prend a envie de passer un bon moment, elle n’a pas envie de subir les conséquences de sa propre charité. Pour ce qui est du code vestimentaire, cela dépend beaucoup des pays où vous vous trouvez. Un pantalon est indispensable, il permet de mieux vous protéger que les shorts qui sont en plus mal vus dans beaucoup de pays (Amérique Latine ou Moyen-Orient). De manière générale, habillez vous le plus normalement possible pour éviter d’attirer l’oeil ou d’être vu comme un vagabond. La personne qui vous prend a envie de passer un bon moment, elle n’a pas envie de subir les conséquences de sa propre charité.

3) Être vu :

Il est important d’être facilement identifié par les automobilistes, d’où l’intérêt de faire du stop le jour et non la nuit. Pour ce qui est du placement, il faut privilégier des routes dégagées pour être vu de loin. Cela aide grandement les automobiliste à prendre une décision. Si cette condition n’est pas respectée, les automobilistes ne pourront ni comprendre votre intention, ni percevoir votre énergie.

4) Assurer la sécurité

Il faut choisir un endroit où les véhicules sont au ralenti et où ils ont de la place pour s’arrêter quelques minutes, idéalement un bas-côté, des places de parkings ou même des arrêts de bus. Se mettre près d’un virage est dangereux et vous ne retiendrez pas toute l’attention des automobilistes. J’ai déjà eu des véhicules qui se sont mis légèrement en danger ou ont bloqué la circulation pour moi, mais c’est parce qu’il n’y avait pas trop d’autres choix.

5) Choisir un endroit stratégique :

L’endroit que vous choisirez reflètera la qualité et la quantité des arrêts pour vous aider.
_Les entrées d’autoroute ou voies rapides quand on se trouve à l’intérieur des villes. Elles permettent de faire de la longue distance plus facilement et surtout de rejoindre des stations essence autoroutières qui sont sont la mine d’or de l’autostoppeur : elles sont par excellence l’endroit où il y a un trafic important, la place et le temps de s’arrêter.
_Les abords d’un rond-point sont très pratiques également, les gens ralentissent et vous pouvez sélectionner la sortie qui vous intéresse.
_Les arrêts de bus : pas toujours à des emplacements intéressants (très peu de trajets longs) mais ils ont souvent un abri en cas d’intempéries et laisse largement la place de s’arrêter.


Idéalement, il faut éviter de faire du stop le weekend dans les pays occidentalisés et en particulier le dimanche ! Beaucoup de gens qui prennent la route et font de la longue distance risquent de partir avec tout leurs bagages en couple ou avec leur famille, ce qui ne laisse pas vraiment de place pour vous.
Pour regarder quel endroit choisir (en particulier pour quitter les grandes villes), l’usage de https://hitchmap.com/ et de https://hitchwiki.org sont très utiles.

III. Préparer son Voyage

Planifier son itinéraire est indispensable pour rendre l’autostop agréable. Ne vous raccrochez pas à un puritanisme de l’inconnu et du hasard qui peut s’avérer pesant. Si vous êtes mal organisés, vous allez plus vous fatiguer, dépenser plus de temps et d’argent, prendre plus de risques. Il convient donc de regarder au minimum le chemin, ne serait-ce que grossièrement quels régions et quel pays vous allez traverser dans un premier temps, puis calculer combien de jours cela va prendre.

Calculer le temps que prendra le voyage

Une règle communément acceptée par le monde du stop est qu’il faut multiplier l’itinéraire prévu en voiture par 2.
Exemple : si vous voulez rejoindre Prague depuis Paris en voiture il faut 11 heures, donc il faut prévoir au moins 22 heures (11×2) pour un trajet en autostop. Puisque vous pourrez faire environ 8 heures de stop par jour entre le matin et le soir, cela revient donc à 3 jours (22/8) pour arriver à Prague.
Ce ne sera pas rare de raccourcir le temps de trajet mais il vaut mieux être prévoyant pour ne pas avoir à souffrir de contre-temps.

Combien d’argent coûte un voyage en stop ?

Un voyage en stop est en soit économique, mais il coûte du temps et le temps coûte de l’argent. Parfois, prendre un simple billet de bus, de train ou d’avion peut s’avérer moins cher. Utiliser ce mode de voyage uniquement pour des raisons financières n’est donc pas toujours très intéressant en fonction de l’objectif visé. Il faut retenir l’idée suivante : le plus autonome vous serez, le moins vous aurez à dépenser par jour. Mais de quelles dépenses parle-t-on ?

  • L’équipement (compter plusieurs centaines d’euros) : plus vous y mettrez de la qualité et donc généralement de l’argent, plus vous voyagerez léger et confortable.
  • Une assurance (40-100€ par mois) : personnellement, j’insiste sur le besoin de prendre une assurance pour voyager sans complications. Il suffit d’un léger accident ou d’avoir mangé quelque chose de pas frais pour avoir des complications mortelles si ce n’est pas traité sur place, ou vous ruiner de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Le site tourdumondiste peut vous aider à choisir une assurance de voyage.
  • La nourriture (~5-10€ par jour) : ce critère dépend énormément d’où vous vous trouvez, de vos besoins et de la manière dont vous vous procurez de la nourriture. Certains s’en sortent avec quelques euros seulement, d’autres ne se mettent aucune limite. Posséder un réchaud pourra également atténuer vos dépenses mais vous encombrera. Vous pouvez également demander à des commerces si ils ont des invendus qu’ils comptent jeter, mais cela prend aussi beaucoup de temps et d’énergie. Pensez à une chose : plus vous ferez attention à l’argent, plus vous penserez à l’argent.
  • Les logements : difficile de mettre un ordre de prix tellement cela varie entre les pays, les villes, les auberges et les hôtels. Une chose est sûre : apporter une tente ou un bivy bag réduira considérablement le stress logistique de dépendre d’un endroit chaque nuit ainsi que vos frais. Vous devrez toutefois de temps en temps en avoir besoin, ne serait-ce que pour une douche ou de l’électricité.
  • Les logements : difficile de mettre un ordre de prix tellement cela varie entre les pays, les villes, les auberges et les hôtels. Une chose est sûre : apporter une tente ou un bivy bag réduira considérablement le stress logistique de dépendre d’un endroit chaque nuit ainsi que vos frais. Vous devrez toutefois de temps en temps en avoir besoin, ne serait-ce que pour une douche ou de l’électricité.

    Vous pouvez néanmoins trouver des logements gratuitement, d’une part en tant que volontaire via des sites comme https://www.worldpackers.com, https://wwoof.net/, https://www.helpx.net/. Il existe aussi des sites d’hébergement de voyageurs, le plus connu étant https://www.couchsurfing.com et plus récemment https://couchers.org comme alternative gratuite.
  • Prix des visas : le prix des visas varient en fonction des pays. Pour des séjours à courte durée, beaucoup ne demandent pas spécialement de visas et permettent aux français de voyager gratuitement pendant un certain temps.

Être en règle

Avant de partir, procurez-vous ou renouvelez votre passeport si vous quittez l’Europe, il sera obligatoire pour le passage de certaines frontières et vous serez sûrement amenés à demander des visas. Certains pays comme l’Egypte et la Turquie acceptent seulement la carte d’identité mais ils sont peu nombreux. Réglez également toutes vos autres affaires administratives avant de partir.

Quel équipement choisir ?

Bien choisir son équipement est primordial car pendant tout le voyage, il pèsera sur votre dos. Plus vous déciderez de camper dehors, plus il est conseillé d’y chercher un certain confort.
Voici la liste des essentiels :

  • Sac à dos (50L/60L c’est idéal pour des voyages longs)
  • Tente ultralégère (style Msr Hubba NX)
  • Sac de couchage 0° en cas de nuits froides
  • Sac à viande
  • Matelas gonflable
  • Petite lampe frontale
  • Couteau
  • Des sous-vêtements pour trois cycles d’utilisation
  • Un pantalon
  • Un pull
  • Un poncho
  • Une trousse de toilette/soins
  • Des claquettes pour reposer les pieds et prendre des douches dans des endroits pas très propres
  • Un chargeur de téléphone
  • Vos papiers d’identité

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