Autostop jusqu’à la Mer Noire ! (France – Roumanie en Autostop, Jour 18-20)

Lundi 13 octobre à Mardi 14 octobre 2025

Au revoir Bucarest !

Élodie et moi prenons notre petit déjeuner à l’auberge avec nos nouveaux amis, Biancha de Nürnberg, Dani le danois et un Ouzbèke dont j’ai oublié le nom. Juste après nous partons en dehors du centre vers une station essence à l’Est de la ville. C’est un voyage dans le temps, rien ne semble avoir bougé depuis 40 ans. J’adore cette ambiance !

Un voyage dans le temps à Bucarest

Un enchaînement parfait

Nous avons attendu pendant 50 minutes le passage de Katelyn et Florin, deux électriciens fortunés qui nous déposent à mi-chemin de Constanța, à une station essence avant Cernavodă. Étant très gentils, ils décident de nous aider à trouver notre prochain conducteur et à peine parlent-ils au premier camionneur, nous avons déjà notre prochain passage ! C’est Mikhail qui nous y dépose. À peine descendus, à peine remontés… merci Katelyn et Florin !

Sur la route vers Constanța

Faire de l’autostop dans un camion a quand même un charme particulier que l’on ne trouve nulle part ailleurs : nous sommes dans l’espace de vie de quelqu’un. Chaque camion a sa propre âme et celui de Mikhail nous faisait particulièrement voyager à l’intérieur même du voyage. Les paysages quant à eux deviennent très différent de la Munténie, plutôt plate et très agricole. À l’approche de Constanța, des collines et des fleuves se dessinent, le soleil rayonnent de plus en plus et au loin…l’antique Mer Noire apparaît. C’est là où Mikhail nous laissera. Enfin, pas vraiment dans l’eau. Juste à côté.

Direction la capitale des vacanciers : CostineSti!

Nous marchons cinq minutes pour rejoindre une station essence où nous écrivons « Costinești » et cinq autres minutes plus tard, nous sommes pris par Flavio et Miriella. Ils devaient aller à Agigea, qui est en gros à mi-chemin entre Constanța et Costinești. Nous étions déjà heureux de pouvoir quitter rapidement la ville, qui, rappelons-le, a la troisième plus grosse agglomération de Roumanie ! Cela aurait put être plus difficile.

De Constanța à Costinești

En parlant avec eux, le courant est super bien passé ! Ils étaient vraiment impressionnés de savoir qu’Élodie et moi pouvions parler un peu roumain ! C’était un couple cinquantenaire absolument adorable et rigolo. Ils décident donc de faire un détour et nous déposer directement à Costinești ! Gloire à la Roumanie ! Nous sortons donc du véhicule, littéralement avec la vue sur la plage. Ce jour là était bien ensoleillé et on aurait eu l’impression d’être en plein été ! Nous marchons une dizaine de minutes pour rejoindre la maison de notre hôte Bogdan, rencontré sur Couchsurfing.

Bogdan, un personnage

Moi, notre hôte Bogdan et Élodie

Que dire de Bogdan mis à part qu’il n’y en a pas deux comme lui ? Tout d’abord, il faisait que de nous parler en espagnol donc je pensait qu’il était espagnol et qu’il a décidé de venir en Roumanie fonder une famille. En fait non, il parle juste très bien espagnol et pas très bien anglais. Heureusement on le comprenais facilement et malgré que mon espagnol était rouillé au plus haut niveau, j’ai été surpris de voir à quel point j’arrivais à communiquer avec lui (le mélange avec de l’italien a dû aider), pareil pour Élodie ! Sa femme nous a cuisiné de très bons plats et Bogdan avait une TONNE d’histoires à raconter. Aux premiers abords, on pourrait dire de lui qu’il est étrange car il est absolument extraverti, mais qu’est-ce qu’il était drôle et attachant !

Élodie et moi avons aidé notre hôte à monter son lit Ikea… gouttes de sueur assurées

Oui Couchsurfing c’est gratuit mais quand votre hôte a besoin de vous, vous devez être prêts à répondre à l’appel !

Visite de Constanta

Puisque nous restions deux nuits chez Bogdan, que Costinești en octobre est vide (c’est une ville entièrement estivale), nous n’avions pas vraiment d’autres choix que d’aller à Constanța. Personnellement, je n’avais aucune attente particulière vis-à-vis de cette ville. Quelle surprise j’ai eu ! En arrivant avec un petit minibus de campagne depuis Costinești, nous arrivons à la gare principale qui est également un bon en arrière dans le temps. Vraiment, je n’avais jamais vécu ça de ma vie. Qu’il s’agisse des transports, des bâtiments, du style vestimentaire, de l’austérité ambiante, j’eu l’impression de vivre les derniers temps de la Roumanie de Ceauşescu. Ce n’est pas une critique, simplement ce que mes yeux d’occidentaux francilien perçoivent.

Constanța est une ville qui vous fait remonter le temps!

Nous décidons d’aller manger dans un restaurant local où je goute la fameuse soupe de tripes roumaine, la « Ciorbă de burtă ». Élodie et moi visitons ensuite le centre historique qui est absolument incroyable. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi beau et profond historiquement. On voit facilement que plusieurs religions et cultures ont coexisté ici. Il y a une cathédrale orthodoxe, une église catholique, une grande mosquée… Il y a aussi beaucoup de restaurants turcs, symbole d’une invasion qui n’est pas si vieille. La seule chose un peu dommage mais qui a l’air de changer est la manière dont les bâtiments sont entretenus. Il s’agit là de vieux édifices qui tombent pourtant en ruine. Quand nous y sommes allés il y avait plusieurs chantiers, j’espère que d’ici quelque décennies le quartier sera valorisé comme il se doit.

Le casino de Constanța est la plus importante attraction touristique de la ville, il donne sur la mer.

La Mer Noire : objectif de voyage rempli

Notre objectif de voyage était de se rendre à la Mer Noire. Nous attendions donc impatiemment le fait de pouvoir la toucher, chose que l’on avait pas fait à Costinești hier. Il faisait froid mais Élodie a eu le courage de baigner ses pieds !

Pas le meilleur jour pour se baigner dans la Mer Noire…

Demain, nous devrons la quitter pour nous rendre à Brașov, dans les Carpathes…

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