
Jeudi 2 octobre 2025
Chanceux…ou pas
Élodie et moi nous réveillons dans cette paisible clairière d’Othmarsingen, petite ville suisse de Pia qui nous y a conduit hier depuis Bâle. La nuit était petite mais surtout glaciale pour un début de mois d’octobre (2°). Nous ne tardons pas à faire du stop près de la bretelle d’autoroute pour aller en direction de Zürich et de l’Allemagne. Il n’y a pas d’endroit vraiment bien, mais nous avons de la chance de tomber sur Nicolas au bout d’une dizaine de minutes, un français qui travaille dans le coin. Il était très gentil, nous lui demandons de nous déposer à la première station essence sur l’autoroute mais il nous dit qu’il connaît un meilleur endroit. Nicolas nous dépose dans une zone industrielle en banlieue de Zürich dans laquelle on attend… 3 heures ! Il n’y avait absolument personne qui allait plus loin que Zürich, tout le monde habitait dans les environs. Nous aurions dû insister auprès de Nicolas pour qu’il nous dépose à la station essence que nous avons littéralement vu passer sous nos yeux…

On a fait n’importe quoi et ça a marché
Des fois, le stop est difficilement explicable. On s’est résignés à tout simplement changer d’endroit en acceptant un passage de Sabrina qui allait au Sud de Zürich (nous devons passer par le Nord) et qui nous a déposé sur une station sans aucune garantie que le spot allait être mieux. Dans cette station essence, 5 minutes plus tard nous sommes pris par Carine qui allait enfin dans notre direction ! Cette mère de famille avec son petit à l’arrière était absolument formidable, elle nous a même conduit dans l’intérieur de Zürich ce qui a permis de me remémorer quelques souvenirs de la première fois où j’y suis allé. Déposés dans cette station essence qui pointe clairement vers l’Allemagne et l’Autriche, nous sommes pris par Mickaël au bout de 30 minutes et qui nous dépose tout près de la frontière autrichienne ! Michaël était un cinquantenaire absolument cliché du suisse adorable et qui parle lentement avec un accent prononcé. Sur le chemin, nous pouvions admirer de loin le lac de Constance.

A la recherche d’un endroit où camper
Une fois arrivés, il était déjà 17 heures et il fallait trouver un endroit où camper. Nous ne pouvions dormir près de la station essence qui était trop petite donc nous avons décidés de marcher, peut-être un peu trop longtemps (45 minutes). Le problème étant que le Plateau Suisse est très urbanisé et il n’y a pas vraiment d’endroits sauvages. Puisque c’était à la frontière autrichienne et allemande, il n’y avait vraiment pas un endroit où nous aurions pu être tranquilles, il y avait toujours des gens ou du traffic. Nous avons finalement trouvé un petit havre de paix près d’une église perchée en hauteur et même là, nous entendions la route, l’autoroute et le chemin de fer.





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