Séjour international à Bucarest (France – Roumanie en Autostop, Jour 17-20)

Le Parlement roumain, plus grand édifice administratif au monde

Jeudi 9 octobre à Dimanche 12 octobre 2025

Un réveil apaisé

Nous avons passé la nuit dans un logement insalubre (quelques blattes en colocataires et une odeur d’égouts nauséabonde) mais bon, pas beaucoup de choix quand on arrive à 3 heures du matin dans une ville. Élodie et moi nous réveillons toutefois reposés et prêts à découvrir Bucarest, la capitale roumaine. On commence par déjeuner dans un restaurant traditionnel « Ciorbe și Plăcinte » (littéralement « Soupes et Tartes ») qui s’avère être une chaîne. Pour 7€, j’arrive à avoir une délicieuse soupe de pâtes et de poulet, puis un schnitzel avec du riz. On se déplace avec nos sacs à travers la ville pour déposer nos affaires dans notre auberge, située dans le centre. Pas question de repasser nue nuit dans le logement où l’on était. 10€ la nuit dans une chambre avec 4 lits c’est très correct !

Premier restaurant roumain

Rencontres internationales

En utilisant le mode « Hangout » de l’application CouchSurfing, nous rencontrons Harry, un chic type indien avec qui nous visitons la ville et dînons le soir.

Élodie et Harry dans les rues de Bucarest

Dans l’auberge, nous faisons connaissance avec Fathi, un allemand d’origine turque très sympathique, Bianca, une allemande sexagénaire venue se faire opérer les dents et Dani, un quarantenaire qui a abandonné sa carrière en banque pour voyager toute sa vie. Les rencontres ne s’arrêtent pas là, nous rencontrons Natchio, un progressiste pessimiste aux premiers abords mais finalement très agréable qui nous a proposé de l’accompagner voir un ballet moderne pour … 3€ ! C’était Roméo et Juliette version tango. Idéal pour visiter l’opéra national à petit prix !

Dans l'opéra national de Roumanie !
Dans l’opéra national de Roumanie !

Le deuxième soir, on rejoint à nouveau Harry qui est accompagné d’une américaine, Arielle. Elle est un petit peu le cliché de l’américaine juive, new-yorkaise et libérale. On décide d’aller manger indien et comme Harry est très content de nous faire découvrir sa cuisine, il insiste pour nous offrir le dîner. Une chic type je vous ai dit ! J’attends toujours de lui rendre la pareille à Paris.

Pendant qu’Élodie était partie voir un ami à elle, je renoue avec les Hangouts de Couchsurfing. Je rencontre Alejandra (Argentine) et Katya (Ukraine) avec qui nous passons la soirée autour d’un verre. Le dernier soir je visite le festival de Lumières à Bucarest, j’y retrouve Alejandra avec Tanya (Ukraine) et Mehmet (Turquie).

Festival de Lumières à Bucarest
Festival de Lumières à Bucarest

Que penser de Bucarest ?

Sans tergiverser sur ce qu’il y a à faire (vous trouverez des blogs qui le feront bien mieux que moi), j’ai bien aimé Bucarest. Ce qui m’a le plus marqué, sans doutes, c’est le fait que toute les catégories sociales de la population roumaine semblent s’y trouver. Dans les capitales d’Europe de l’Ouest, trouver des coins vraiment authentiques avec une âme traditionnelle et populaire devient vraiment rare. C’est soit bobo, soit touristique, soit riche. Bucarest était plus une mosaïque de ce côté là.


L'arc de triomphe place Charles de Gaulle à Bucarest
L’arc de triomphe place Charles de Gaulle, ça ne vous fait penser à rien ?

Ensuite, la ville est vraiment marquée sur le plan architectural et historique. C’est un mélange saisissant de néo-classique, d’art nouveau et d’architecture stalinienne. En se baladant dans la ville, on peux facilement déduire une chronologie du pays en ouvrant les yeux.

Deux salles, deux ambiances…

La nourriture est aussi peu chère mais il faut savoir de quoi on parle. Dans les restaurants, cela coûtera toujours moins cher qu’en France (environ 3/4 du prix) mais on est loin de prix en dehors de l’Europe. La Roumanie et en particulier Bucarest, Brasov ou Cluj, se sont énormément développées depuis les dernières décennies ce qui a engendré une hausse nette du niveau de vie et donc du prix d’achat. Si vous êtes vraiment dans un voyage économique, vous pouvez facilement vous remplir le ventre pour quelques euros, la street food roumaine consiste souvent en des feuilletés farcis (comme des genres de hots dogs) ou des petites tartes que l’on trouve dans des boulangeries. Au supermarché, les produits essentiels ne sont vraiment pas coûteux mais ce qui est importé est le même prix qu’en France (voire plus cher).

Un jarret à partager à deux avec des haricots et du choux fermenté.

Bucarest était sans doute la plus longue étape du voyage. Cela nous a permis de rencontrer plein de personnes différentes, d’avoir un premier pied dans la culture roumaine et surtout … de se reposer du stop !

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