Une journée généreuse, de la Hongrie jusqu’en Roumanie ! (France – Roumanie en Autostop, Jour 16)

Mercredi 8 octobre 2025

Il y a des journées qui commencent bien

Élodie et moi nous levons près du lac Balaton, le plus grand de la Hongrie, sous un soleil radieux. C’est comme si la Providence nous annonçait que la journée allait être simple et agréable. Une voiture blanche nous observe pendant que nous rangeons notre tente, ça doit être un local qui se demande ce que l’on fait. Bref, nous levons le camp et marchons une quinzaine de minutes pour se rendre au rond point où nous avait déposé Charlie hier. Il devrait y avoir des personnes qui vont vers Budapest. Après littéralement 5 minutes de stop, nous sommes pris par Olshi qui nous emmène directement à la capitale ! Olshi travaille dans la tech en télétravail, elle passe sa semaine tranquillement dans la campagne hongroise et se rend à Budapest une fois par semaine… bon deal ! Elle nous explique qu’elle a déjà pris un autostoppeur mais qu’il puait, comme j’étais à côté d’elle et que je ne sentais pas la rose je me suis excusé de manière préventive. Apparemment, je ne dégageais pas d’odeur particulière, tant mieux !

En Hongrie, toutes les autoroutes mènent à Bucarest.
En Hongrie, toutes les autoroutes mènent à Bucarest.

Aussitôt à Budapest, aussitôt à la frontière roumaine !

Je vous l’ai dit, cette journée allait être parfaite ! Arrivés au Sud de Budapest, nous traversons le Danube et prenons un bus qui nous emmène à une station essence autoroutière. Pendant qu’Élodie écrit un panneau « SZEGED », je lève le pouce et elle n’a même pas le temps de finir qu’une voiture nous propose de nous y emmener. C’est Jordi et Olshi un couple originaire de Szeged, l’un informaticien et l’autre caissière, qui s’y rendent pour fêter leur anniversaire de mariage. Ils étaient absolument adorables et très gentils. Je suis surpris de comment le stop en Hongrie a bien marché, ce qui contraste beaucoup avec leur expression faciale. Comme quoi, il ne faut pas toujours s’y fier. Depuis hier le temps d’attente moyen devait être de cinq minutes !

Moi, Élodie, Olshi et Jordi. Vous pouvez constater que le panneau n'a pas eu le temps d'être fini !
Moi, Élodie, Olshi et Jordi. Vous pouvez constater que le panneau n’a pas eu le temps d’être fini !

Direction Bucarest !

Nous attendons donc à une station MOL avant Szeged qui est assez peu fréquentée. Nous voyons plusieurs voitures roumaines et avons quelques retours, donc cela finira bien par marcher. Si jamais, nous pourrions très bien planter la tente un peu plus loin et arriver le lendemain sans soucis. Après 1h30 d’attente, un chauffeur de camionnette nous propose de nous emmener soit à Timișoara, soit à Bucarest. Il ne parle pas anglais, donc j’utilise Google Translate pour être sûr de comprendre ce qu’il dit et surtout pour s’assurer que c’est gratuit, car un monsieur voulait bien nous prendre pour Pitești contre rémunération. Richard est un livreur qui travaille pour l’entreprise de sa mère et il doit dans tous les cas passer dans les deux ville. Avec Élodie nous n’avions absolument pas prévu d’aller à Bucarest aussi vite mais nous nous laissons porter ! Autant dire que nous avions déjà l’ambiance à bord : musique roumaine et cigarette au volant.

Dans le camion de Richard, quelle sensations incroyables que donne l'autostop !
Dans le camion de Richard, quelle sensations incroyables que donne l’autostop !

Un voyage riche en émotions

Le passage de Richard n’était pas comme les autres. C’était tout d’abord le plus long depuis le début, mais aussi le plus riche en émotions. Nous avons pris plus d’une semaine pour arriver en Roumanie ce qui est beaucoup et donc pesant sur le moral. Ce passage était en quelque sorte la récompense de tous ces efforts et galères que nous avions rencontrées. Richard avait vraiment la joie de nous parler et nous faire découvrir son pays. Il nous a même proposé de dormir dans son lit de cabine. En pleine nuit (2h du matin), notre chauffeur nous a fait une petite visite dans les Carpates où il nous a montré un chemin de monastère, une eau de source, des sculptures de chevaux (il tenait même à nous prendre en photo avec, comme un papa) et nous sommes arrivés à Bucarest à 3 heures du matin. Nous avons pris un Airbnb miteux avec entrée autonome, c’est à dire un code à la porte d’entrée pour obtenir les clés, ce qui nous a permis d’arriver facilement et sans problèmes. Pour y aller, un taxi nous y amène à 100km/h en pleine ville… on se sent bien en Europe de l’Est!

Visite nocturne dans les Carpates, merci Richard !

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