
Vendredi 22 mai.
Pendant ce tour du monde, j’ai pu découvrir Skopje et en être agréablement surpris, entre autres par les rencontres que j’ai fait dans cet hostel. L’une de ses rencontres, Aaron, un américain de Los Angeles étudiant de 20 ans, prévoyait d’aller à Thessalonique… comme moi! Il m’a donc demandé s’il pouvait me rejoindre…
Départ de Skopje….accompagné !
Devais-je accepter Aaron sur le trajet ? J’aime bien voyager seul, prendre les décisions moi-même, ne pas être ralenti inutilement, ne pas être responsable d’une autre personne qui n’a jamais fait de stop. Mais je me suis dit, allons-y !

Nous avons commencé le stop à l’intérieur de la ville. Nous n’avons pas attendu longtemps (15 minutes) et nous avons été pris par Abdul et son ami qui nous ont avancé sur l’autoroute pour la Grèce dans une station essence. Elle n’est pas très loin mais au moins, nous sommes en dehors de la capitale. De là, nous pourrons repartir de plus belle pour le Sud ! Enfin…je crois.

Au point mort

La station essence est complètement vide. Pratiquement personne ne passe dessus. Enfin, si. Des locaux. Seulement des locaux ! Et ce, pendant 2 heures ! Depuis le début du voyage, c’est mon plus long temps d’attente. Il n’y avait rien à faire. Seulement des voitures qui n’allait pas plus loin sur l’autoroute. Le temps passe et je vois Aaron qui commence à regretter son choix, moi à regretter de l’avoir embarqué dans ce bourbier. Je commençais à me dire que j’aurais dû faire confiance à mon instinct et partir quand même tout seul. Mon nouvel ami avait en plus déjà le billet de bus réservé pour le lendemain et une nuit de prévue dans un hostel (naturellement, il n’avait pas d’équipement de camping).
Après 2 heures d’attente, nous voyons une grosse voiture avec un monsieur qui a un chapeau de vacancier. Bingo ! Nous devons absolument lui parler ! Il s’appelait Oliver, il n’allait pas très loin, mais il était très content de nous aider à au moins nous déposer au prochain péage ! Houra !

Vers la Grèce…à pied !
Au péage, nous attendu 5 minutes et nous sommes directement pris par un chauffeur poids lourd turc très chill qui nous dépose directement à la dernière ville avant la frontière : Guevgueliya. Il y a une heure de marche. Je dis à Aaron (qui n’a aucune expérience de stop) qu’il conviendrait de mieux de marcher directement à la frontière plutôt qu’être dans l’incertitude du stop pour un trajet aussi petit. Effectivement, les passages de frontières sont ce qu’ils sont : un long temps d’attente en voiture, du stress, de la méfiance envers des autostoppeurs qui pourraient avoir je ne sais quoi d’illicite dans leur sac et causer des problèmes. Après que notre ami turc nous ai laissé, nous avons donc marché directement jusqu’à la frontière !

Étant citoyen européen, aucun problème à passer et pareil pour Aaron l’américain. Ma première fois en Grèce, un peu tardif comparé à beaucoup de français !
Vers Thessalonique !
Rien de bien compliqué, nous avons fait du stop juste après le poste frontière et nous avons été pris au bout de 15 minutes par Francesco et Camilla ! J’attendais franchement à avoir un peu plus de complications mais, hey, je ne vais pas m’en plaindre ! Aaron et moi sommes arrivés en soirée, nous nous sommes assis et j’étais curieux de son débrief sur cette première journée de stop !

Ma prochaine étape sera d’aller au Mont Athos, où je dois récupérer mon diamonitirion (le permis d’entrée) le 27 mai.




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