Après un séjour chez mon amie Francesca à Milan et chez ma famille à Gênes où j’ai passé du bon temps, je me remet en direction de Venise. Étape importante car je ne suis jamais allé dans cette ville unique, mais aussi parce qu’elle est historiquement un pont entre l’Europe et l’Orient avec des figures d’exception comme Marco Polo. Finalement, ce voyage en autostop se situe un petit peu sur ses pas ! Mais on m’a dit, répété, que l’Italie en stop est lent, chiant, illégal voire IMPOSSIBLE ! J’avais donc un petit peu d’appréhension, sachant que j’ai moi même fait du stop en Ligurie cet été et ça a été trop long, au point d’abandonner et de prendre les transports.

Départ de Milan vers Venise
Pour quitter Milan, un membre sur Reddit qui a fait la même chose quelques semaines auparavant m’a conseillé d’aller à l’aéroport de Bergamo en prenant un bus. C’est 10€ sur internet (12€ sur place) mais au moins, je commençait la journée sans avoir à me soucier du fait d’être dans l’illégalité ou non car faire du stop sur l’autoroute et sur les aires de repos/stations essence est illégal en Italie. Si la police vous voit, elle peut vous donner une amende, vous emmener en dehors (perte de temps) et même mettre une amende à la personne qui vous prend. À l’aéroport de Bergamo, il y a un parking où les gens entrent et ressortent vers l’autoroute obligatoirement et énormément de gens vont à Brescia.
Personnellement, j’ai mis VERONA / VENEZIA comme panneau. Après trois personnes qui se sont arrêtées pour moi en une heure pour Brescia mais pas plus loin, je décide d’aller sur une station essence après Brescia grâce à Sundar, un sikh indien qui était venu prendre son cousin pour le mariage de sa soeur. Il m’a même offert un café, trop gentil !

Un criminel Sur l’autoroute
On y est : je suis sur une station essence ! Suis-je officiellement un criminel en faisant de l’autostop ? Qu’est ce que l’autostop, d’ailleurs ? Bon, je parle italien. Alors j’ai voulu éviter tout risque et j’ai juste parler aux gens dans la station et ils étaient même plutôt avenants, contrairement à ce que disent beaucoup de gens sur les italiens. Roberto m’a emmené avant Vérone au bout de 30 minutes et Benvenuto m’a emmené avant Padoue après environ 40 minutes. Oui ce n’est pas « facile » comme temps d’attente mais j’en était très satisfait.



Changement de plan : Trieste !
Ensuite, au bout de 15 minutes, je tombe sur Marko, un slovène un peu alternatif qui parlait très bien italien et qui allait vers Gorizia. Je lui demande de me lâcher avant Venise mais je fini par changer d’avis et décide d’aller plus loin sur le chemin avec lui. Il me dépose à Palmanova vers 17 heures. Mon objectif est donc Trieste à présent, tant qu’à faire. Je prendrai juste un bus le lendemain pour aller à Venise (c’est vraiment pas cher en Italie). C’est une famille ukrainienne, le père ressemblant à Chevtchenko, la mère s’étant trompée de chemin sous une pluie torrentielle et la fille dans son monde. Ils ont été tellement gentils qu’ils m’ont dépose dans le centre historique de Trieste. Pas besoin de prendre de transports, rien. Marche en direction de l’hostel !

Découverte de Venise avec Adrian
Bon, je ne vais pas m’attarder beaucoup sur décrire Venise car plein d’autres blogs le feront mieux que moi. Tout ce que je peux dire, c’est que j’ai été extrêmement chanceux d’avoir rencontré Adrian sur couchers. C’est une application comme couchsurfing, où les voyageurs peuvent être hébergés par des hôtes gratuitement. Adrian ne pouvait pas m’héberger, mais il aurait été content de me rencontrer à Venise. Il a vécu 30 ans là bas et m’a raconté plein d’histoire et anecdotes sur la ville. Il m’a parlé de comment les vénitiens récoltaient l’eau, comment ils construisaient les bateaux dans l’arsenal, comment étaient dénoncés et jugés des habitants sur la place centrale. Expérience vraiment unique, merci à lui car je n’aurai jamais expérimenté Venise de la même manière seul.

Maintenant, direction les Balkans et la Grèce….



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